Qui aurait pu croire , en effet, que l’histoire chi-mique, hygiénique et industrielle de l’eau, de cettesubstance si abondamment répandue à la surface duglobe, si nécessaire à l’homme et si usitée, aprèsdes milliers d’années d’usage et d’observations, etsurtout après les grands travaux de la science mo-derne, laissait encore quelque chose à désirer, disonsmieux, était incomplète en plusieurs de ses partiesles plus importantes, et présentait, par conséquent,d’assez nombreuses lacunes à remplir ?
C’est pourtant ce que je reconnus , lorsque j’en-trepris d’étudier cette question, avec la volonté del’approfondir.
En effet, les principes posés par Hippocrate, rela-tivement à la valeur hygiénique des eaux potables, demême que ceux établis par lui, sur tant d’autres pointsde médecine, sont encore, après un laps de vingt-quatre siècles, ce que la science possède de plusvrai et de plus positif. Dans les traités d’hygièneprivée ou publique, dans les dictionnaires de médecine , dans les ouvrages des praticiens célèbres , onne trouve que des articles ou des passages générale-ment peu développés, et qui ne contiennent que