2'*() MOEU RS.—GOUVERNEMENT. — RELIGION.
politiquement, et par un déploiement de forces qu’ellepeut réunir à volonté, et par une hiérarchie d’offi-ciers , de chefs, de gouverneurs qui la représententsur tous les points de l’empire. Ces gouverneurs sontau nombre de quatre cents ; les districts où ils exer-cent leurs fonctions se nomment des choumats : ilfaut y ajouter cinquante abogases chargés de veillerà la sûreté des frontières, comme les margraves duvieil empire allemand . Les insignes de ces dignitéssont, comme je l’ai déjà dit, le sabre, la lance, lebouclier de cuir garni d’argent, l’anneau, le braceletd’argent et l’espèce de diadème d’où une triple chaînedescend sur le visage. Les gouverneurs et les abo-gases sont obligés de se rendre, au premier appel,auprès du roi avec leur contingent militaire; ils doi-vent aussi au souverain des redevances en nature etquelquefois en argent. Il serait impossible d’évaluerles premières, qui donnent aux rois d’immenses re-venus ; les tributs en argent, levés principalement surle commerce, produisent par an près de 100,000 ta-lari en argent ( 500,000 fr. ). Ce que j’ai déjà ditsur la rareté de l’argent en Abyssinie, où il est sou-vent remplacé par des pièces de sel, doit faire com-prendre combien pour le Choa une pareille sommeest considérable. Ce qui le prouve encore plus, c’estque le roi ne trouve pas à en dépenser, chaque année,