LE RETOUR.
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des Adels, pour protéger la sûreté de ma route ; ellem’assura qu’elle prierait Dieu , la sainte Vierge etles saints de détourner de moi les accidents auxquelsj’allais de nouveau m’exposer; elle avait eu l’atten-tion de me faire préparer de la farine, des biscuits ;elle joignit trois bœufs à mes provisions ; elle merecommanda surtout de lui apporter de France , àmon retour, des étoffes de soie tout unies, rouges,bleues, jaunes; elle préférait celles-là aux tissus àdessins que je lui avais donnés.
Je quittai Angolola suivi de mes domestiques, quivoulurent m’accompagner jusqu’à la limite du paysdes Adels, jusqu’à Farré. En me perdant, ils per-daient une situation qu’un grand nombre de leurscompatriotes leur avaient beaucoup enviée. Je leuravais témoigné en effet une munificence rare pour lepays. Pendant tout le temps qu’ils restèrent à monservice, je donnai à chacun d’eux 1 talaro, 5 francspar mois; on appréciera l’étendue de ma générosité,lorsqu’on saura que le roi ne donne à la multitudede serviteurs qui composent la domesticité royalequ’une gratification annuelle d’un demi-talaro.Aussi Bégnet et Thirfé, que j’avais rendus presqueriches, m’exprimèrent-ils une vive reconnaissancelorsqu’ils me quittèrent à Farré; ils me baisèrent lespieds avec toute sorte de démonstrations de regret et