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LE RETOUR.
navires sont amarrés sur la côte, tout près de la ville,et lui donnent l’apparence assez régulière d’un dock.— On dirait au premier coup d’œil que c’est plutôtun ouvrage de l’art que celui de la nature. Le bancde sable ressemble à une jetée qui aurait été con-struite avec le plus grand soin et dans l’intentiond’établir un port pour la commodité des navires.
Quatre à cinq mille buttes, de dimensions et deformes égales, de 6 pieds de large sur 9 de profon-deur et 5 d’élévation, sont entassées les unes à côtédes autres sur le rivage. Chacune d’elles se composed’un toit formé avec des nattes de feuilles de palmier,ou avec de longues herbes sèches, ou bien encoreavec des peaux à demi tannées et étendues sur le bâ-ton qui sert ordinairement de squelette à toutes lescabanes. Les habitations d’un petit nombre de mar-chands étrangers, des Banians et des Arabes princi-palement , témoignent de prétentions à une certainerecherche. Elles se distinguent par leurs murs formésavec des nattes d’une hauteur de 4 à 5 pieds, et parleur toiture inclinée qui se compose de bambousposés transversalement sur des pieux et recouverts defeuilles desséchées.
Berbereh est la propriété de quatre tribus sauma-lis, nommées Yal-Horch, Yal-Chardône, Yal-Ach-met, Yal-Guiditte, et qui sont issues d’une même