LE RETOUR.
2<J3
l’envoient en Occident . On voit, chaque année, arriverk Moka trois ou quatre navires de l’Union améri caine qui apportent des toiles de coton, du goudronet quelques objets de mercerie, et prennent en échangel’approvisionnement de l’Amérique en café de I’Ye-rnen.
Le commerce extérieur de l’Arabie est entre lesmains des Banians. Les Banians forment une des pluscurieuses associations commerciales et religieusesqu’il soit possible de voir; Fourier doit leur avoirvolé l’idée du phalanstère. Chacun d’eux apporteprimitivement une mise de fonds qui lui donne droità une part proportionnelle sur les profits généraux,ils vivent en commun ; leur société est strictementorganisée selon le principe de la division du travail.Chaque membre a, suivant ses goûts et son aptitude,une fonction spéciale : les uns s’occupent d’admi-nistration intérieure, d’autres sont chargés des soinsles plus infimes de l’économie domestique : parmiceux auxquels sont dévolues les occupations com-merciales, les uns ont la conduite des grandes opé-rations , la surveillance de la pêche des perles, dontils ont le monopole dans la mer Bouge ; les autressont chargés de la vente en détail et débitent les mar-chandises de l’association dans les bazars. La plushaute position est celle du trésorier : il est nommé