PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE III.
moment où il se dégage , diviser le solide I) lili en un grand nom-bre de zones concentriques et conoïdales qui augmentent nécessai-
rement d'épaisseur à mesure qu'elles s’éloignent de la ligne d’ex-
plosion; en sorte que les plus voisines de cet axe , étan h pousséespar une force plus considérable, relativement à leur masse, doiventcéder les premières.
93. Ce résultat est absolument conforme à l'expérience. Lors-qu’on fait jouer un fourneau, lès terres se bombent extérieurementvers le centre du cercle qui sert de base à l’entonnoir j la ruptures’opère d’abord vers une partie de ce bombement, d’où les terres,très-divisées, sont lancées en l’air avec une grande vitesse. C’est ceque les mineurs appellent la gerbe de la mine.
g 4 - 4 -° Enfin, puisque par hypothèse les forces dilaniatrices, ap-pliquées à la calotte sphérique Iq, sont en équilibre avec la forcede cohésion suivant B/, et que près de B/, en se rapprochant del’axe, cet équilibre est nécessairement rompu, il s’ensuit que lesolide B //B peut être regardé comme le maximum d’effet que pro-duiroit le fourneau c dans le cas où l'inflammation seroit instan-tanée.
95. Supposons maintenant que, la ligne d’explosion restant tou-jours la même, on vienne à agrandir le rayon du fourneau. Laforce dilaniatrice augmente pour chaque élément de la sphère ,suivant un rapport que j’ai déterminé ( 64 ) ; en sorte que si, dansle premier cas, elle étoit susceptible d’embrasser l’arc Iq, elle seracapable, dans le second cas, d’embrasser un arc L Q.
96. Faisons cL, R; A c,x, et par conséquent AL = .r—R; la
Igakà-I \f
h % } la force
surface produite par AL sera éi
de cohésion suivant A L sera exprimée parp — Ç- -—^ y/ x 1 — li % j
et la somme de toutes les forces g’ e " sera à <p
sera a
97. Mais, dans la même supposition, la force dilaniatrice appliquéeà la calotte sphérique correspondante à x dans le fourneau, ayant