CHAPITRE IT.
PREMIÈRE PARTIE,
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fourneau augmente, la force qui tend à déplacer le cône produitpar les forces dilaniatrices, diminue ; ensorte qu’à une certaineprofondeur il est possible que le fourneau ne fasse qu’ébranlerles masses et les diviser sans produire d’entonnoir.
lai. Toutes les considérations précédentes ont lieu au premierinstant de l’explosion ; mais aussitôt que le cône est soulevé , lefluide l’enveloppe entièrement, et dès ce moment la force motrice planche i. wn’est plus seulement proportionnelle au carré de lo, mais à celui ri s- 6 -de B^7. En même temps le fluide perd une partie de son ressortpar son expansion dans un plus grand espace, ensorte que lavaleur de (4) décroît continuellement, et suivant une loi encoreinconnue (43), à mesure que le cône est poussé hors de l’eu-tonnoir.
122 . Aussitôt après que la ténacité est vaincue, le fourneau peutdonc, avec certaines conditions, mettre en mouvement un solidedonné ; mais ce premier effort ne suffit pas encore pour déterminerla valeur du cône d’explosion. En effet, il est possible que les zonesles plus éloignées de l’axe, et qui avoient été soulevées dans lepremier instant, opposent dans la suite assez de résistance au fluide,lorsqu’il a déjà perdu une partie de son ressort, pour retomberdans l’entonnoir avant d’en être entièrement sorties.
123. On voit donc par combien de considérations seroit embar-rassée la solution du problème qui auroit pour objet d’évaluerrigoureusement l 'effet réel d’un fourneau. J’entends par l’effet réel,la somme des effets partiels qu’il doit produire; quantité qui secompose de la ténacité vaincue, du solide d’explosion déplacé, etde la vitesse imprimée à ce solide.
124 . L’effet apparent, au contraire, qui n’est autre chose que lagrandeur de l’entonnoir produit par le jeu d’un fourneau, peuttoujours se déterminer par l’expérience: elle nous servira bientôtà modifier toute la théorie précédente.
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