Planche I.' rcPiif. G.
4 6 FORTIFICATION SOUTERRAINE,
est encore augmentée par la grande vitesse avec laquelle il se dé-gage. Or l’eflét de la ténacité d'un milieu quelconque est de dé-truire une partie de cette vitesse. Il en résulte donc, pour la forcemotrice, la perte d’une quantité de mouvement nécessairementproportionnelle à la ténacité. Il s’agit dévaluer cette résistance.
1 55. Supposons toujours le milieu imcompressihle. Dans cettehypothèse, aussitôt après l’inflammation, le fluide élastique agituniformément sur les parois du fourneau dont il détermine larupture. Si donc les forces dilaniatrices embrassent par un pre-mier effort tout le cône B//II, on aura pour l’expression de la ré-sistance qu’oppose la ténacité ^yfb *— r 2 ) ; comme je l’ai dé-montré plus haut ( 83 ).
156. Pareillement la force de cohésion de tout autre cône placécomme on voudra, dans le même milieu, sera ® — ^--(b' a —z - ’ 2 ).
157 . Mais ce premier effet produit par le ressort des gaz dé-gagés, ne changeant rien à leur densité, ne changeroit évidemmentrien non plus à leur force expansive, sî t es fluides, semblables àl’air comprimé dans un ballon, n’avoient qu’une vitesse virtuelle.
158. Appelons T et T' les résistances qu’opposent les ténacitésdes deux cônes précédens; Qet Q', les quantités de force qu’ellesenlèvent au fluide élastique, en absorbant une partie de sa vitesse
acquise: on aura Q:Q'::T:T':: ( b 2 —r s ) : ?^
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i5g. Donc, à cause de lo — ^, les forces perdues par le fluide
élastique, en vertu de la résistance des ténacités dans un mêmemilieu , sont entre elles comme les différences des grands et despetits cercles des entonnoirs, considérés comme des cônes tronquésayant leurs sommets au centre même des fourneaux.
160 . Il y a dans la nature presque autant de ténacités diffé-rentes qu’il y a de milieux différons. Les terres, les rocs, les ma-