PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE VIII.
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conneries opposent à leur rupture des résistances plus ou moinsconsidérables , suivant que l’union entre les particules qui lescomposent est plus ou moins intime. La poudre doit donc em-ployer plus ou moins de sa force à vaincre la cohésion des milieuxoù on la renferme. Comme on n’a eu jusqu’à présent parmi lesmineurs qu’une idée très-vague de la résistance qu’opposent lesténacités, on ne sait rien de bien positif sur leurs diverses re-lations.
iGi. Alix, professeur de l’école de Verdun , regardoitcommeconstant, pour chaque milieu,le rapport de la ténacité à la massedu solide d’explosion; et voici comment il démonlroitce théorème.
162. « Le fluide élastique de la poudre enflammée, dit-il dans« ses Mémoires inédits, pénètre, au moins en partie, le massif des« terres, qu’il divise et désunit encore par l’effet d’une compres-« sion énorme: d’où il suit que la force qui doit vaincre la tena-ce cité, ne se borne pas seulement à celle qui seroit capable de« cerner l’entonnoir, mais qu’elle doit être estimée par une forceK qui exerce son action dans la masse même de ce solide, auquel
« elle doit par conséquent être proportionnelle. »
1 65 . Il faut avouer que cette démonstration n’est rien moinsque concluante. D’abord le fluide élastique ne pénètre pas toutela masse du solide d’explosion ( voyez la note du §. 187 ); en outre,quand bien même cet effet auroit lieu dans les terres, il ne fau-droit pas en conclure qu’il auroit lieu dans le roc. L’expérienceprouve cependant que les charges des fourneaux ordinaires, cal-culées d’après cette hypothèse d’Alix, donnent des résultats sa-lisfaisaus. Cherchons dans notre théorie la raison de ce phénomène.
i 64 - Supposons, ce qui est suffisamment exact pour la pratique,que le solide d’explosion soit un cône entier, ensorte que dans laformule on r—o, r'—o ; elle deviendra
Q : Q' :: et : a'*-,