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FORTIFICATION SOUTERRAINE.
sion, la ténacité étant vaincue, que devient l’élasticité? Commenten apprécier les effets sur les masses soulevées et rompues, aumoment même où, par la division des différentes couches du terrain,elle devient en quelque sorte nulle? Il est certain que les paroisinférieures du fourneau doivent par leur réaction restituerau fluidedégagé plus ou moins de ressort, suivant que l’élasticité est plusou moins parfaite. Mais cet effet augmente-t-il la grandeur de l’en-tonnoir, ou bien donne-t-il seulement plus de vitesse au solided’explosion? C’est ce que je n’entreprendrai pas de décider. Cettequestion est une de celles sur lesquelles la théorie spéculative, aussibien que l’expérience, ne pourront jamais prononcer.
182. Supposons h — H: les solides d’explosion seront entre euxcomme leurs bases; mais dans la même hypothèse ( i65), à raisonde la compressibilité du milieu, les forces impulsives seront entreelles sensiblement dans le même rapport : donc ce cas est un deceux dans lesquels l’équation [M] donnera des résultats suffisammentexacts pour la pratique. Faisant la substitution ci-dessus, elle de-viendra F ; f :: T 2 ; c’est-à-dire que, quand les lignes d’explosionsont égales, les charges sont proportionnelles aux carrés des rayonsdes entonnoirs.
183. Les entonnoirs, dans l’hypothèse présente, augmentent oudécroissent donc toujours avec les charges; mais il est bon d’obser-ver que ces effets ont leurs limites. D’un côté, l’inflammation n’étantpas instantanée, il doit exister un point où une charge plus con-sidérable de poudre brùleroit en partie hors du fourneau, et necontribueroit par conséquent en rien à l’agrandissement de l’en-tonnoir.
184. D'un autre côté, outre la cause que j’ai indiquée (11g), àmesure que la charge du fourneau diminue, la compressibilité dumilieu restant la même, l’action de la poudre, à un certain terme,ne doit plus produire d’entonnoir, parce que, les parois du four-neau cédant toujours à mesure que le fluide se dilate, celui-ci n’a