PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE X. 55
plus assez de ressort pour chasser les masses rompues ou en partiesoulevées.
185. Donc on ne doit pas conclure de la formule F T a : t*,
que les entonnoirs croissent toujours avec les charges, ni qu’unecharge quelconque doive produire un entonnoir.
1 86. La formule [M] peut encore être employée avantageusementtoutes les fois qu’il s’agira de produire des entonnoirs semblables jcar j’ai démontré ( i îo ) que dans cette hypothèse les charges dansun milieu incompressible sont proportionnelles aux solides d’explo-sion j et avec un peu d’attention on s’apercevra aisément que lamême chose a lieu dans un milieu compressible.
187. Dans tous les autres cas ma formule pourroit conduire àdes résultats plus ou moins éloignés de la vérité 5 mais elle n’ensera pas moins utile pour le calcul des tables, en ayant soin de me-surer avec exactitude un certain nombre de fourneaux d’épreuve.
CHAPITRE X.
De la formule des mineurs, et des autre s formule s pratiques
qui en dérivent.
188. On ignore absolument aujourd’hui par quel procédé lesanciens mineurs calculoient les charges de leurs fourneaux. Lechevalier Deville, dans son Traité de Fortification, dit un motde l’attaque par les mines, et de la manière d’en empêcher ou retar-der l’établissement ; mais il garde le plus profond silence sur lesproportions à observer dans leurs charges, relativement à leurslignes d’explosion et à la nature du milieu soumis à l’épreuve.Goulon, généralissime des années de l’empereur, et le maréchalde Vauban, tous deux contemporains, sont, je crois, les premiers
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