PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE XI.
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CHAPITRE XI.
Des fourneaux a plusieurs lignes d’explosion.
218. Souvent on place un fourneau dans l’épaisseur d’une mu-raille non terrassée ; d’autres fois il se trouve dans le voisinage d’unou de plusieurs souterrains. Dans ces différons cas, son effet peutse porter de plusieurs côtés à la fois ; et c’est pour cette raison quele général Marescot appelle fourneau à plusieurs lignes d’explo-sion, celui qui est placé de la sorte.
21g. Supposons donc qu’au milieu de l’épaisseur d’un massifincompressible, il y ait un fourneau quelconque. Les forces dila-nialriees, pressant également ions les points de la sphère(4°)> doiventvaincre la ténacité en A et en B, comme si l’un ou l’autre des deuxfourneaux n’existoit pas. Cet effet une fois déterminé, le fluidedoit chasser deux solides d’explosion égaux ; et l’efl’et apparent, dansce cas, est double de ce qu’il auroitété, si le fourneau n’avoit euqu’une seule ligne d’explosion. On se tromperoit cependant, si l’oncroyoit que l’effet réel ou la quantité de mouvement dût suivre lemême rapport. Cette quantité est moindre dans le second cas quedans le premier. Je vais le prouver.
220. Imaginons que le fourneau ne produise qu’un seul enton-noir A, et supposons que le solide d’explosion, ayant une densitédéterminée, ait reçu du fluide élastique une vitesse quelconque.
221. Tout restant d’ailleurs le même, au lieu d’un solide d’ex-plosion A, supposons-en deux, A et B, égaux entre eux et de mêmedensité. Le fluide élastique, à mesure qu’il les chassera devant lui,occupera un espace double de celui qu’il occuperoil s’il n’en
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Flanche l. crti'ig. 11.