6 G FORTIFICATION SOUTERRAINE.
avoit qu’un seul à déplacer. Si donc ses forces expansives dimi-nuoient en raison inverse des volumes qu’il occupe, il est évidentd’abord, que la somme des quantités de mouvement qu’il commu-niqueroit aux deux solides A et B, seroit égale à la quantité demouvement qu’il communiqueroit à celui A, dans la suppositionoù A seroit seul. Mais comme l’élasticité du fluide décroît suivantune loi plus rapide ( 45 ), il en résulte que la quantité de mouve-ment, dans le second cas, est moindre que dans l’autre hypothèse.
planche l. ore 222. Supposons maintenant que le fourneau, au lieu d’occuperrig. 12. le milieu de l’épaisseur du mur, soit placé comme en F. Si la chargeest assez forte, il pourra y avoir explosion du côté DD: mais onauroit tort d’en conclure que la même chose doit avoir lieu ducôté opposé ; car la rupture ne peut se faire en A et B tout à lafois, qu’aulant que l’équation [G] (100) ne conduit pas à des résul-tats absurdes; et comme les deux solides A et B sont nécessairementinégaux, comme d’ailleurs ils ne sont jias chassés avec des forcesproportionnelles, ils céderont avec des vitesses inégales.
223. Pour obtenir du côté B un entonnoir d’un rayon déter-
miné Eyy = K , il faudra substituer à x, dans l’équation [G], savaleur h» > et tirer de cette équation la valeur de r. Elle fera
connoîlre le rayon du fourneau, et par conséquent la charge.
224. Je ne pousserai pas plus loin ces recherches, parce que lesrésultats auxquels elles nous conduiroient, ne pourroient s’appli-quer à la pratique, où l’on ne rencontre point de milieux qui ne
Planche I er '. soient compressibles et élastiques. Je me contenterai d’observer queFig. 12. la valeur de F E ou x , tirée de l’équation [G], peut être plus grandeque FD, et que, par conséquent, le rayon de rupture, si l’on veut'donner ce nom à FE, peut être plus grand que le rayon d’explo-sion F D. C’est là tout le secret des globes de compression.
22Ô. Bélidor a éprouvé (voy. Recueil des procès-verbaux, piècen.° III 9 etsuiv.) qu’un fourneau chargé de 3 mille liv. de poudresous 12 pieds de ligne d’explosion, pouvoit produire un enton-