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Traité de fortification souterraine, ou Des mines offensives et défensives : comprenant la théorie et la pratique des mines, la guerre souterraine, les démolitions, la description de l'attaque des systèmes, et les relations des principales expériences sur les mines... / par C.L. Gillot
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PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE XIII.

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CHAPITRE XIII.

Des fourneaux sans bourrage.

268. I l nest pas nécessaire que la ' poudre soit enfermée dansdes espaces clos, pour produire de grands effets. Roulé au pieddun mur, placé sur lextrados dune voûte, ou même encore sus-pendu sous sa clef, un baril de poudre renverse, enfonce ou bienenlève ces diflérens obstacles par son explosion. Ces effets , toutsurprenans quils sont, doivent cesser de le paroître, du moment lon réfléchit à la vitesse prodigieuse avec laquelle la poudresenflamme. En supposant, comme la fait Robins, que la force élas-tique initiale du fluide qui sen dégage soit seulement mille foisplus grande que celle de latniosplière, la vitesse avec laquelle cefluide tend à se mouvoir est la même que celle quacquerroit ungrave en tombant dans le vide de 32,000 pieds de hauteur; ce quiéqui-vaudroit à une vitesse uniforme denviron 1,400 pieds par seconde.Que lon juge, daprès cela, de quel effort sont capables cent livresde poudre qui peuvent se mouvoir avec autant de rapidité : et silon ajoute encore à cette énorme quantité de mouvement la ré-sistance de lair et sa réaction contre les obstacles qui sopposentà la dilatation du fluide, on ne sétonnera plus delà grandeur deseffets que la poudre est susceptible de produire (1).

(1) Bélidor rapporte, dans son Traité manuscrit de la guerre souterraine, le faitsuivant t

« En 1727, dix-sept charriots chargés de poudre à canon touchoient au moment« dentrer à Perpignan par la porte Canette, couverte, comme lon sait, d'une« demi-lune sur laquelle il y a une contre-garde, lune et lautre bien revêtues