FORTIFICATION SOUTERRAINE.
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l'épreuve, étoit compressible. Au moment (le l’explosion, la charge(le A, eût-elle brûlé entièrement, occupoit un espace peut-êtrede 25 à 26 pieds cubes ; et la vitesse de son fluide élastique avoitété successivement détruite par les obstacles environnans, à mesureque l’inflammation s’éloit développée.
265 . La charge de D, au contraire, a brûlé plus rapidement, aumoyen de l’air renfermé dans le fourneau. Elle en a frappé lesparois avec une vitesse acquise, que rien n’avoit pu encore dimi-nuer. Enfin, lorsqu’elle a déterminé l’explosion à se faire, elle oc-cupoil un espace à peine plus considérable que le fluide élastiquede A. Tout étoit donc en faveur du fourneau D.
266 . Mais on conçoit que, l’espace augmentant, la force expan-sive doit diminuer, et qu’à un certain point l’accroissement devitesse peut bien encore augmenter la commotion, ébranler desmasses considérables; mais que, la quantité de fluide élastique res-tant sensiblement la même, les terres ne doivent plus être portéesà de grandes hauteurs, et les entonnoirs bien vidés. C’est ce qui ar-riva au fourneau G, dont les terres, eulevécs seulement à 8 piedsde hauteur, retombèrent en grande partie dans l’entonnoir, quiavoit néanmoins un diamètre de 29 pieds i pouce, c’est-à-direde 5 pieds 5 pouces plus grand que celui de l’entonnoir produitpar le fourneau A.
267. La même théorie explique encore pourquoi la charge placéeau fond du fourneau produit un effet plus considérable que quandon la place dans la partie supérieure : c’est que, dans ce derniercas, le fluide en se dilatant va choquer vivement le fond , qui, cé-dant d’abord à l’impulsion, lui oppose bientôt après une résistanceinsurmontable, et lui enlève ainsi une grande partie de sa vitesseacquise.
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