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FORTIFICATION SOUTERRAINE.
Planche II.Fig. 43 ou 44 .
Section II.' Construction des Puits et des Galeries en bois.
322. Lorsque l’on veut ouvrir un puits dans un terrain qui n’apas assez de consistance pour se soutenir de lui-même, on est obligéde le coffrer. Voici en quoi consiste cette opération (î).
On commence par placer sur la surface du sol que l’on aplanitde niveau, une espece de châssis nommé cadre à oreilles , parceque les extrémités des pièces de bois qui le composent saillent endehors de l’assemblage ( 2 ).
323. Au moyen de cordeaux bien tendus, le mineur dispose cepremier cadre de manière à ce que les traits de scie faits à l’avancesur le milieu de ses côtés, s’alignent exactement avec les cochestracées sur la tête des piquets eorrespondans ( 3oo ). Il le contientensuite dans sa position, en chassant aux extrémités des oreillesde forts piquets. Ensuite il commence la fouille.
324- Si le terrain a de la consistance, le mineur l’enfonce de i.3omètre, en ayant soin de déblayer les terres bien verticalement jus-qu’au hors-d’œuvre du premier cadre. Arrivé «à cette profondeur,
(1) Foissac, dans sa nouvelle édition des Mines de Vaubnn, a indiqué un moyenfort simple pour coffrer les puits qui n’ont que 66 centimètres à un mètre de côté.La figure 41 représente l’arrangement des quatre madriers dont est composéchaque cadre du coffrage. A mesure qu’on les place dans le puits, on les retientavec des piquets que l’on enfonce dans les terres.
(2) L’expérience a prouvé que les bois employés à la construction des puitsdoivent avoir les dimensions suivantes :
Bois de chêne ou de sapin
pour les cadres.
Puits de 4 m . 60 de côté.
Puits de a m . de côté.
Puits de t
m . de côté.
Cadres à oreilles.
centrai.
22 et 25,
centim.
16 et 18.
10 et
centim.
i 4
Cadres unis.
18 et 22.
i 4 et 16.
8 et
10.