SECONDE PARTIE, CHAPITRE l". Ç)5
551. Le premier clxâssis se fixe avec des coins places entre sesmontans et le coffrage du puits. Le mineur a soin d’en vérifier laposition, soit au moyen de l'équerre, soit au moyen d’un cordeau,dont l’une des extrémités est fixée au jtiquet placé au centre dupuits, tandis que l’autre indique si les extrémités de la semelle soutà égale distance de ce point.
532. Après cette opération, le mineur commence la fouille, etil enlève les terres jusqu’à 1’emplaceinent du second châssis, qu’ilpose comme le premier, en ayant soin d’aligner le milieu de lasemelle sur les points déjà déterminés. 11 fait ensuite glisser au-dessusdes chapeaux À, À, des madriers dont l’objet est de soutenir le cielde la galerie. Le coffrage des côtés se fait par une manœuvre abso-lument semblable ; et l’on a soin d’interposer des coins autour dusecond châssis pour ménager un passage aux planches et madriersqui devront servir à coffrer l’intervalle suivant.
555. Pour empêcher que quelque secousse ne dérange les châssis,on les lie entre eux par des tringles de sapin D, D, clouées au-dessous des chapeaux (î).
534- On a vu plus haut, que quand le terrain dans lequel ou
(i) L’expériencea prouvé journellement au polygone de Verdun , où les galeriesde deux mètres sur un étoient coffrées entièrement et avec beaucoup de soin,que chaque brigade posoit un châssis à la distance de trois pieds en neuf heuresde travail non forcé : d’où il suit que dans les galeries de même dimension, oùl’on pourra se dispenser de coffrer en plein les côtés, et où le travail sera plussuivi, chaque attaque posera son châssis en six heures de travail, c’est-à-dire, avantd’être relevée ; ce qui fait quatre mètres en vingt-quatre heures.
Les galeries de i.3o sur î mètre, étant les deux tiers environ des grandes ga-leries , et les châssis pouvant être espacés de i.3o mètres, chaque attaque enfera, dans 24 heures , au moins 6 mètres courans.
Chaque brigade de mineurs se compose ordinairement de 4 hommes : l’un estoccupé a la fouille, le second à tirer les terres et à les charger dans une brouette,le troisième les transporte hors de la galerie, où le quatrième les reprend pourles mener plus loin.
Planche IX.Fig. 45.-