gG FORTIFICATION SOUTERRAINE.
ouvre un puits n’a pas de consistance, on est forcé de coffrer jus-qu’au fond. Il s’agit, dans cette supposition, d’entrer en galerie.
335. On creuse l’emplacement de la première semelle en dedansdu puits, et on la place bien perpendiculairement à la directionde la galerie par les moyens dont j’ai déjà parlé. On élève ensuiteles montans et le chapeau, et l’on contient l’assemblage avec descoins chassés entre ces montans et les côtés des cadres situés à lahauteur du châssis que l’on pose. On fait ensuite descendre d’en-viron un pied les planches du coffrage qui masque l’entrée de lagalerie, et avec un outil appelé langue de bœuf, on creuse dansles terres une rainure, dans laquelle l’on engage le bout des ma-driers du ciel de la galerie. On glisse en même temps des planchespour coffrer la partie supérieure des montans; et en continuantcette manœuvre avec précaution, on parvient à engager dans leterrain les madriers et les planches de la moitié de leur longueur.On démasque alors entièrement l’entrée de la galerie, et l’on faitavancer successivement les planches delà partie inférieure du cof-frage, après quoi l’on pose un faux châssis.
Planche il, 336. Le faux châssis est composé d’un ehapeau A, et de deuxFig. 4G. montans C. Il n’a point de semelle; et pour en tenir lieu, on leplace sur des plateaux ou doubles coins. Un étrésillon B, soutenupar un pointai D, sert à maintenir ses montans parallèles.
357 . Ce faux châsis sert, comme on le voit, à soutenir les extré-mités du coffrage, jusqu’à ce que le châssis ordinaire soit en place;et en répétant la manoeuvre que nous venons de décrire, on par-vient à creuser des galeries dans des terrains qui n’ont qu’une foibleconsistance. Il en est cependant quelques-uns, tels que les sablescoulans et les graviers secs, où ces moyens seroient insuffisans. Nousverrons par la suite comment on peut y suppléer.
338. Le sol d’une galerie peut être de niveau, monter ou des-cendre. Dans le premier cas , le mineur n’a d’autre attention à avoirque de poser les semelles de tous les châssis dans un même planhorizontal; et c’est ce dont il s’assure au moyen du niveau de maçon,