SECONDE PARTIE, CHAPITRE 1 ." 97
Dans les deux autres cas, il se sert d’un dé en bois, ayant pourhauteur précisément la quantité dont la galerie doit monter oudescendre d’un châssis à l’autre ; et posant une règle d’une part surla semelle qui doit être la plus élevée, de l’autre sur le dé placésur la semelle inférieure, il élève ou abaisse celle qu’il pose, jus-qu'à ce que le niveau de maçon indique que la règle est parfaite-ment horizontale.
Section III.® Construction des galeries en maçonnerie.
339. Les mines que l’on exécute en bois ne sont ordinairementque des ouvrages de circonstance, faits à la hâte au commence-ment d’une guerre, ou dans le courant d’une campagne. Dans lesplaces fortes, où l’on a soin de préparer d’avance toutes les dispo-sitions défensives, on a coutume de revêtir en maçonnerie les ga-leries principales. Voici comment on exécute cette opération sou-lerrainement.
540. On commence par creuser une galerie, que l’on coffre commeonl’a décrit ci-dessus(33a).Onlui donne assez decapaeité pour quellepuisse contenir celle en maçonnerie dans son intérieur. A cet effet,elle doit avoir dans œuvre 2.5o de haut, et 2 mètres de large, parcequ’on donne aux pied-droits de la galerie 5 décimètres d’épaisseur,et à la voûte 35 centimètres à la clef. Les 17 centimètres restanssur la hauteur totale de la galerie donnent la facilité de placercommodément la clef
34n L’intrados de la voûte est ordinairement demi-circulaire; Planche ir.et comme la largeur de la galerie est d’un mètre, il s’en suit que la Fig. 48 .naissance de la courbe est à 1 m. 5o du sol de la galerie. Cette hau-teur est celle des pied-droits, que l’on élève sur une petite fondationde 16 à 20 centimètres de profondeur, avec une retraite de mêmedimension en dedans de la galerie.
342. Cela posé, qu’il s’agisse de maçonner une galerie percéedans un terrain de peu de consistance : on élève les pied-droits jus-
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