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Tome I.
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SUR L’ÉCONOMIE POLITIQUE.

faire douter au peuple si de tels établissements n'ontpas eu pour fin le bien de la nation plutôt que leproduit des taxes.

Les*droits sur l’importation des marchandisesétrangères dont les habitants sont avides sans quele pays en ait besoin, sur l’exportation de celles ducru du pays, dont il n’a pas de trop et dont les etran-gers ne peuvent se passer, sur les productions desarts inutiles et trop lucratifs, sur les entrées dansles villes des choses de pur agrément, cten généralsur tous les objets de luxe, rempliront tout ce dou-ble objet. C’est par de tels impôts, qui soulagent lapauvreté et chargent la richesse, qu’il faut prévenirl’augmentation continuelle de l’inégalité des fortu-nes , l’asservissement aux riches d'une multituded’ouvriers et de serviteurs inutiles, la multiplica-tion des gens oisifs dans les villes, et la désertiondes campagnes.

Il est important de mettre entre le prix des chosesctles droits dont on les charge une telle proportion,<{ue l’avidité des particuliers ne soit point trop por-tée a la fraude par la grandeur des profits. 11 fautencore prévenir la facilité de la contrebande, enpréférant les marchandises les moins faciles à ca-cher. Enfin il convient que l’impôt soit payé parcelui qui emploie la chose taxée plutôt que par celuiqui la vend , auquel la quantité des droits dont il setrouveroit chargé donneroit plus de tentations et demoyens de les frauder. C’est l’usage constant de laChine , le pays du monde où les impôts sont les plusforts et les mieux payés : le marchand ne paie rien ;

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