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Tome I.
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LIVRE II.

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songe qu'à la garantir, et il n'est pas à présumerqu'aucun des contractants prémédite alors de se fairependre.

D'ailleurs , tout malfaiteur , attaquant le droitsocial, devient par ses forfaits rebelle et traître à lapatrie ; il cesse d’en être membre eu violant ses lois}et même il lui fait la guerre. Alors la conservationde l’état est incompatible avec la sienne 5 il fautqu’un des deux périsse} et quand on fait mourir lecoupable, c’est moins comme citoyen que commeennemi. Les procédures, le jugement, sont les preu-ves et la déclaration qu’il a rompu le traité social,et par conséquent qu’il n’est plus membre de l'état.Or, comme il s’est reconnu tel, tout au moins parson séjour, il en doit être retranché par l’exil commeinfracteur du pacte, ou par la mort comme ennemipublie} car un tel ennemi n'est pas une personnemorale, c’est un homme : et c’est alors que le droitde la guerre est de tuer le vaincu.

Mais, dira-t-on, la condamnation d'un criminelest un acte particulier. D’accord : aussi cette con-damnation n’appartient-elle point au souverain} c’estun droit qu’il peut conférer sans pouvoir l’exercerlui-même. Toutes mes idées se tiennent, mais je nesaurois les. exposer toutes à la fois!

Au reste, la fréquence des supplices est toujoursun signe de-faiblesse ou de paresse dans le gouverne-ment. 11 n’y a point de méchant qu’on ne pût rendrebon à quelque chose. On n’a droit de faire mourir,même pour l’exemple, que celui qu’on 11e peut con-server sans danger.

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