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Tome I.
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DU CONTRAT SOCIAL.

grand dans l'acception des géomètres, moins il y ade rapport dans l’acception commune : dans la pre-mière , le rapport, considéré selon la quantité, semesure par l’exposant ; et dans l’autre, considéré se-lon l’identité , il s’estime par la similitude.

Or , moins les volontés particulières se rapportenta la volonté générale , c’est-à-dirc les mœurs auxlois , plus la force réprimante doit augmenter. Doncle gouvernement, pour être bon, doit être relati-vement plus fort à mesure que le peuple est plusnombreux.

D’un autre côté, l’agrandissement de l’état don-nant aux dépositaires de l’autorité publique plus detentations et de moyens d’abuser de leur pouvoir ,plus le gouvernement doit avoir de force pour con-tenir le peuple, plus le souverain doit en avoir à sontour pour contenir le gouvernement. Je ne parle pasici d’une force absolue , mais de la force relative desdiverses parties de l’état.

Il suit de ce double rapport que la proportioncontinue entre le souverain , le prince et le peuple,n’est point une idée arbitraire , mais une consé-quencenécessaire de la nature du corps politique.Il suit encore que l’un des extrêmes, savoir le peu.pie, comme sujet, étant fixe et représenté par l’u-nité , toutes les fois que la raison doublée augmenteou diminue, la raison simple augmente ou diminuesemblablement, et que par conséquent le moyenterme est changé. Ce qui fait voir qu’il n’y a pas uneconstitution de gouvernement unique et absolue,mais qu’il peut y avoir autant de gouvernements dit-