DU CONTRAT SOCIAL.
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Pologne : Malo periculosam libertatem rjuàm rjuie-Lum servitimn.
S’il y avoit im peuple de dieux, il sc gouverne-roit démocratiquement. Un gouvernement si par-fait ne convient pas à des hommes.
CHAPITRE V.
De l’Arislocratie.
Nous avons ici deux personnes morales très-dis-tinctes , savoir, le gouvernement et le souverain j etpar conséquent, deux volontés générales, l’une parrapport à tous les citoyens, l’autre seulement pourles membres de l’administration. Ainsi, bien quele gouvernement puisse régler sa police intérieurecomme il lui plaît, il ne peut jamais parler au peu-ple qu'au nom du souverain, c’est-à-dire , au nomdu peuple même ; ce qu’il ne faut jamais oublier.
Les premières sociétés se gouvernèrent aristocra-tiquement. Les chefs des familles délibéroient entreeux des affaires publiques. Les jeunes gens cédoientsans peine à l’autorité de l'expérience. De là lesnoms de prêtres, d'anciens , de sénat, de gérantes.Les sauvages de l’Amérique septentrionale se gou*vernent. encore ainsi de nos jours, et sont très-biengouvernés.
Mais, à mesure que l’inégalité d’institution l’em-porta sur l’inégalité naturelle, la richesse ou la puis-sance (a) fut préférée à l'âge, et l’aristocratie <le-
(«) Il est clair que le mot optimales , chez les anciens, ne veutpas dire les meilleurs, mais les plus puissants.