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Tome I.
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LIVRE III.

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l'administration des affaires publiques soit confiéeh ceux qui peuvent le mieux y donner tout leurtemps, mais non pas , comme prétend Aristote ,pour que les riches soient toujours préférés. Au con-traire , il importe qu’un choix opposé apprennequelquefois au peuple qu’il y a, dans le mérite deshommes, des raisons de préférence plus importan-tes que la richesse (*).

CHAPITRE VI.

De la Monarchie .

Jusqu’ici nous avons considéré le prince commeune personne morale et collective , unie par laforce des lois, et dépositaires dans l’étal de la puis-sance exécutive. Nous avons maintenant a considé-rer cette puissance réunie entre les mains d’une

(*) Aristote n’établit nulle part que la préférence soit tou-jours due aux riches. U dit formellement au contraire (liv. m,chap. i^) que le droit qu’on fonde sur les richesses et la no-blesse, est un droit plus que douteux. À la vérité il reconnoft(chap. 10 du livre iv) qu’il est plus ordiaatre de rencontrerparmi les riches le savoir joint à la naissance, et qu’ils sontmoins exposés & la tentation de mal faire; ralus dans ce mêmechapitre 10 et dans le suivant, ayant à tracer sous le noin dePolitie ( Tïa^trrea ) ou république proprement dite, le modèledu plus excellent gouvernement, il se montre Lieu éloignéd’une préférence exclusive, et conclut à ce qu’il soit pris unmoyeu terme entre l’oligarchie ou l’on ne'considère que lerevenu, cl la démocratie où l’on n’en tient nul compte.