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Tome I.
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DU CONTRAT SOCIAL.

Nous avons trouvé, par les rapports généraux,que la monarchie n’est convenable qu’aux grandsétats ; et nous le trouvons encore en l’examinant enelle - meme. Plus l’administration publique est nom-breuse, plus le rapport du prince aux sujets dimi-nue et s'approche de l’égalité, en sorte que ce rap-port est un ou l’égalité , même dans la démocratie* *Ce même rapport augmente à mesure que le gou-vernement se resserre , et il est dans son maximumquand le gouvernement est dans les mains d'un seul-Alors il se trouve une trop grande distance entre leprince et le peuple , et l’état manque de liaison.

mais, attaché' A la maison de Mcdicis, il éloit forcé, dansl’oppression de sa patrie, de déguiser son amour pour laliberté. Le choix seul de son exécrable héros * manifeste assezson intention secrète; et l’opposition des maximes de son livredu Prince à celles de scs Discours sir Tile-Live , et de son HistoiredeFlorcncc, démontre que ce profond politique n’a eu jusqu’icique des lecteurs superficiels ou corrompus. La cour de Romea sévèrement défendu son livre ; je le crois bien ; c’est ellequ’il dépeint le plus clairemeut

* César Borgia *

M. Guiraudet, dans le tome premier de sa-traduction deMachiavel ( Discours sur Machiavel , page 3 ) , annonce qu’avantRousseau Bacon avoitdit « Rendons grâces a Machiavel ...;» on feignant de donner des leçons aux rois, il en a donné» aux peuples. » Diderot , depuis ( Encyclopédie, article Afachia-vélisme), a présenté sur cet écrivain, et sur son intention secrètela même opinion que Rousseau dans celte note, et M» Gui-raudet enfin est entré sur ce sujet dans des développementsfaits pour oter tout doute sur le vrai but que s’est proposél’historien florentin dans tous ses écrits.