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DU CONTRAT SOCIAL.
est édifiant, sans doute ; mais je ne sais s'il ne con-viendroit pas mieux en chaire que dans un livre depolitique. Que dire d’un médecin qui promet desmiracles, et dont tout l’art est d’exhorter son ma'lade à la patience ? On sait bien qu’il faut souffrirun mauvais gouvernement quand on l’a : la ques-tion seroit d’en trouver un bon.
CHAPITRE VII.
Des Gouvernements mixtes.
A proprement parler, il n’y a point de gouver-nement simple. Il faut qu’un chef unique ait desmagistrats subalternes ; il faut qu’un gouvernementpopulaire ait un chef. Ainsi, dans le partage de lapuissance exécutive, il y a toujours gradation dugrand nombre au moindre, avec cette différenceque tantôt le grand nombre dépend du petit, ettantôt le petit du grand’.
Quelquefois il y a partage égal, soit quand lesparties constitutives sont dans une dépendance mu-tuelle, comme dans le gouvernement d’Angleterre ;soit quand l’autorité de chaque partie est indépen-dante, mais imparfaite, comme en Pologne Cettedernière forme est mauvaise, parce qu’il n’y a pointd’unité dans le gouvernement, et que l’état manquede liaison.
Lequel vaut le mieux d’un gouvernement simpleou d’un gouvernement mixte ? Question fort agitéechez les politiques, ctàlaquelle il faut fairela même