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Tome I.
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LIVRE III.

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très-ingrats. Mais cette difficulté n’en est une quepour ceux qui n’examinent pas la chose dans tousses rapports. Il faut, comme je l’ai déjà dit, comp-ter ceux des travaux, des forces , de la consomma-tion , etc.

Supposons que de deux terrains égaux l’un rap-porte cinq et l’autre dix. Si les habitants du pre-mier consomment quatre,et ceux du dernier neuf,l’excès du premier produit sera 1111 cinquième, etcelui du second un dixième. Le rapport de ces deuxexcès étant donc inverse de celui des produits : leterrain qui ne produira que cinq donnera un su-perflu double de celui du terrain qui produira dix.

Mais il n’est pas question d’un produit double 7et je ne crois pas que personne ose mettre en gé-néral la fertilité des pays froids en égalité mêmeavec celle des pays chauds. Toutefois supposonscette égalité ; laissons , si l’on veut, en balance l’An-gleterre avec la Sicile, et la Pologne avec l'Égypte :plus au Midi , nous aurons l'Afrique et les Indes,plus au Nord, nous n'aurons plus rien. Pour cetteégalité de produit, quelle différence dans la cul-ture 1 En Sicile il ne faut que gratter la terre ; enAngleterre que de soins pour la labourer ! Or, làoù il faut plus de bras pour donner le même pro-duit, le supcx’flu doit être nécessairement moindre.

Considérez , outre cela, que la même quantitéd hommes consomme beaucoup moins dans les payschauds. Le climat demande qu’on y soit sobre pourse porter bien: les Européens qui veulent y vivre‘Comme chez eux périssent tous de dyssenleric et

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