LIVRE III.
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qu’à votre liberté, et vous craignez bien moins l’es-clavage que la misère.
Quoi! la liberté ne sc maintient qu'a l'appui ticla servitude? Peut-être. Les deux.excès se touchent.Tout ce qui n'est point duus la nature a scs incon-vénients, et la société civile plus que tout le reste.Il y a telles positions malheureuses où l’on ne peutconserver sa liberté qu'aux dépens de celle d’au-trui , et où le citoyenne peut être parfaitement libreque l’esclave ne soit extrêmement esclave. Telleétoit la position de Sparte . Pour vous, peuples mo-dernes , vous n'avez point d’esclaves , mais vousl'êtes ; vous payez leur liberté de la vùtre. Vous avezbeau vanter cette préférence, j'y trouve plus de lâ-cheté que d'humanité.
Je n'entends point par tout cela qu'il faille avoirdes esclaves, ni que le droit d'esclavage soit légi-time, puisque j'ai prouvé le contraire : je dis seu-lement les raisons pourquoi les peuples modernesqui se croient libres ont des représentants, et pour-quoi les peuples anciens n'en avoient pas. Quoi qu'ilensuit, à l'instant qu'un peuple se donne des re-présentants, il n'est plus libre) il n'est plus.
Tout bien examiné, je ne vois pas qu'il soit dé-sormais possible au souverain de conserver parminous l'exercice de ses droits, si la cité n'est très-pe-tite. Mais si elle est très-petite, elle sera subjuguée?Non. Je ferai voir ci-après (a) comment on peut
(«) C’est ce que je m’étois proposé de faire dans la suite decet outrage, lorsqu'on traitant des relations externes fen sc-