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DU CONTRAT SOCIAL.
la différence prescrite dans le partage des avis : dansles délibérations qu’il faut terminer sur-le-champ,l’excédant d’une seule voix doitsuffire. La premièrede ces maximes paroît plus convenable aux lois, etla seconde aux affaires. Quoi qu’il en soit, c’est surleur combinaison que s’établissent les meilleursrapports qu’on peut donner a la pluralité pourprononcer.
CHAPITRE III.
Des Elections.
A l’égard des élections du prince et des magis-trats, qui sont, comme je l’ai dit, des actes com-plexes, il y a deux voies pour y procéder, savoir,le choix et le sort. L’une et l’autre ont été employéesen diverses républiques ; et l’on voit encore actuel-lement un mélange très-compliqué des deux dansl’élection du doge de Venise .
« Le suffrage par le sort, dit Montesquieu (*), est» de la nature de la démocratie. » J’en conviens ,mais comment cela ? « Le sort, continue-t-il, est» une façon d’élire qui n’afflige personne ; il laisse« a chaque citoyen une espérance raisonnable de» servir la patrie. » Ce ne sont pas là des raisons.
Si l’on fait attention que l’élection des chefs estune fonction du gouvernement, et non de la souve-raineté, on verra pourquoi la voie du sort est plus
(*) Esprit *.les lois, liv. 11, cliap. 2.