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Tome I.
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DU CONTRAT SOCIAL.

res , et relégua pour ainsi di/'e à la ville les arts, lesmétiers, l’intrigue , la fortune , et l’esclavage.

Ainsi tout ce que Rome avoit d'illustre vivant auxchamps et cultivant les terres, on s’accoutuma à nechercher que là les soutiens de la république. Cetétat, étant celui des plus dignes patriciens, fut ho-noré de tout le monde 5 la vie simple et laborieusedes villageois fut préférée à la vie oisive et lâche desbourgeois de Rome j et tel n’eut été qu’un mal-heureux prolétaire à la ville, qui, laboureur auxchamps, devint un citoyen respecté. Ce n’est passans raison, disoit Varron , que nos magnanimes an-cêtres établirent au village la pépinière de ces ro-bustes et vaillants hommes qui les défendoient entemps de guerre et les nourrissoient en temps depaix. Pline dit positivement que les tribus des champsétoient honorées à cause des hommes quilescompo-soientj au lieu qu’on transféroit par ignominie danscelles de la ville les lâches qu’on vouloit avilir. LeSabin Appius Claudius, étant venu s'établir à Rome ,y fut comblé d’honneurs et inscrit dans une triburustique, qui prit dans la suite le nom de sa famille.Enfin, les affranchis entroient tous dans les tribusurbaines, jamais dans les rurales; et il n’y a pas ,durant toute la république, un seul exemple d’au-cun de ces affranchis parvenu à aucune magistra-ture , quoique devenu citoyen.

Cette maxime étoit excellente ; mais elle fut pous-sée si loin, qu’il en résulta enfin un changement,etcertainement un abus dans la police.

Premièrement, les censeurs , après s’être arrogé