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Tome I.
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LIVRE IV.

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aux quatre tribus urbaines , et ne contenant plus quela populace de Rome , ne pouvaient convenir ni ausénat, qui étoit a la tête des patriciens, ni auxtribuns , qui, quoique plébéiens , étoient à la têtedes citoyens aisés. Elles tombèrent donc dans lediscrédit; et leur avilissement fut tel , que leurstrente licteurs assemblés faisoient ce que les comicespar curies auroient dû faire.

La division par centuries étoit si favorable à l’aris-tocratie , qu’on ne voit pas d’abord comment lesénat ne l’emportoit pas toujours dans les comicesqui portoient ce nom, et par lesquels étoient élusles consuls , les censeurs, et les autres magistratscurules. En effet, des cent quatre-vingt-treize cen-turies qui formoient les six classes de tout le peupleromain, la première classe en comprenant quatre-vingt-dix-huit , et les voix ne se comptant que parcenturies, cette seule première classe l’cmportoiten nombre de voix sur toutes les autres. Quandtoutes ces centuries étoïent d’accord', on ne conti-nuoit pas même à recueillir les suffrages ; ce qu’avoitdécidé le plus petit nombre passoit pour une déci-sion de la multitude ; et l’on peut dire que, dans lescomices par centuries , les affaires se régloicnt a lapluralité des écus bien plus qu'a celle des voix.

Mais cette extrême autorité se tempéroit par deuxmoyens: premièrement, les tribuns pour l’ordinaire,et toujours un grand nombre de plébéiens , étantdans la classe des riches, balançoient le crédit despatriciens dans cette première classe.

Le second moyen consistoit en ceci, qu'au lieu