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Tome I.
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LIVRE IV.

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îités pour le recueillement des tablettes, le comptedes voix , la comparaison des nombres , etc. j ce quin’empêcha pas que la fidélité des officiers chargésde ces fonctions (a) ne fiit souvent suspectée. Onfit enfin, pour empêcher la brigue et le trafic dessuffrages , des édits dont la multitude montrel’inutilité.

Vers les derniers temps on étoit souvent con-traint de recourir a des expédients extraordinairespour suppléer a l’insuffisance des lois : tantôt onsupposoit des prodiges ) mais ce moyen, qui pou-voit en imposer au peuple, n’en imposoit pas a ceuxqui le gouvernoient : tantôt on convoquoit brus-quement une assemblée avant que les candidatseussent eu le temps de faire leurs brigues : tantôton consumoit toute une séance à parler quand onvoyoit le peuple gagné prêt à prendre un mauvaisparti. Mais enfin l’ambition éluda tout) et ce qu'ily a d’incroyable , c’est qu’au milieu de tant d’abusce peuple immense , à la faveur de ses anciensréglements, ne laissoit pas d’élire les magistrats,de passer les lois , de juger les causes , d’expé-dier les affaires particulières et publiques , pres-que avec autant de facilité qu’eûj pu faire le sénatlui-même.

CHAPITRE V.

Du Tribunal*

Quand on ne peut établir une exacte proportion

(a) a Custodes , diribitores , rogalores suffragiorum.