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prise. Ils obéiront aux lois et ne les éluderont pas ,parce qu’elles leur conviendront et qu’elles aurontl’assentiment interne de leur volonté. Aimant la pa-trie , ils la serviront par zèle et de tout leur cœur.Avec ce seul sentiment, la législation, fût-elle mau-vaise , feroit de bons citoyens ; et il n’y a jamais queles bons citoyens qui fassent la force et la prospéritéde Tétât.
J’expliquerai ci-après le régime d’administrationqui, sans presque toucher au fond de vos lois, meparoît propre à porter le patriotisme et les vertusqui en sont inséparables au plus haut degré d’inten-sité qu’ils puissent avoir. Mais soit que vous adoptiezou non ce régime, commencez toujours par donneraux Polonois une grande opinion d’eux-mêmes et deleur patrie : après la façon dont ils viennent de semontrer, cette opinion ne sera pas fausse. Il fautsaisir la circonstance de l’événement présent pourmonter les âmes au ton des âmes antiques. Il estcertain que la confédération de Bar a sauvé la patrieexpirante. Il faut graver cette grande époque en ca-ractères sacrés dans tous les cœurs polonois. Je vou-drois qu’on érigeât un monument en sa mémoire jqu’on y mît les noms de tous les confédérés , mêmede ceux qui dans la suite auroient pu trahir la causecommune, une si grande action doit effacer les fau-tes de toute la vie $ qu’on instituât une solennitépériodique pour la célébrer tous les dix ans avecmie pompe non brillante et frivole , mais .simple,hère, et républicaine j qu’on y fit dignement, maissans emphase, l’éloge de ces vertueux citoyens qui