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Tome II.
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DE POLOGNE

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•tcments. Cette idée peut être bonne ; c’étoit celle del’abbé de Saint-Pierre, et il l’a bien développée dans■sa Polysjnodie . La puissance exécutive, ainsi divi-sée et passagère, sera plus subordonnée à la législa-tive , et les diverses parties de l’administration serontplus approfondies et mieux traitées séparément. Necomptez pourtant pas trop sur ce moyen : si ellessont toujours séparées, elles manqueront de concert,et bientôt, se contrecarrant mutuellement, ellesuseront presque toutes leurs forces les unes contreles autres, jusqu’à ce qu’une d’entre elles ait prisl’ascendant et les domine toutes : ou bien si elless’accordent et se concertent, elles ne feront réelle-ment qu’un même corps et n’auront qu’un mêmeesprit, comme les chambres d’un parlement ; et detoutes manières je tiens pour impossible que l’indé-pendance et l’équilibre se maintiennent si bien en-tre elles, qu’il n’en résulte pas toujours un centreou foyer d’administration où toutes les forces par-ticulières se réuniront toujours pour opprimer lesouverain. Dans presque toutes nos républiques lesconseils sont ainsi distribués en départements, qui,dans leur origine , étaient indépendants les uns desautres, et qui bientôt ont cessé de l’être.

L’invention de cette division par chambres ou dé-partements est moderne. Les anciens, qui savoientmieux que nous comment se maintient la liberté,ne connurent point cet expédient. Le sénat de Romegouvernoit la moitié du monde connu, et n’avoit pasmême l’idée de ces partages. Ce sénat cependant neparvint jamais à opprimer la puissance législative,.