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GOUVERNEMENT
marquées clans la pseudo-diète de 1768. Or l’una-nimité requise pour l’établissement de ces lois doitl’être de même pour leur abrogation. Ainsi voilades points sur lesquels le liberum veto peut conti-nuer de subsister ; et puisqu’il ne s’agit pas de ledétruire totalement, les Polonois, qui, sans beau-coup de murmure , ont vu resserrer ce droit parla diète de 1768 , devront sans peine le voir ré-duire et limiter dans une diète plus libre et pluslégitime.
Il faut bien peser et bien méditer les points capi-taux qu’on établira comme lois fondamentales, etl’on fera porter sur ces points seulement la forcedu liberum veto. De cette manière on rendra laconstitution solide et ces lois irrévocables aillantqu’elles peuvent l’être ; car il est contre la nature ducorps politique de s’imposer des lois qu’il ne puisserévoquer; mais il n’est ni contre la nature ni contrela raison qu’il ne puisse révoquer ccs lois qu’avecla même solennité qu’il mit à les établir. Voilàtoute la chaîne qu’il peut se donner pour l’avenir.C’en est assez et pour affermir la constitution, etpour contenter l’amour des Polonois pour le liberumveto, sans s’exposer dans la suite aux abus qu’il afait naître.
Quant à ces multitudes d’articles qu’on a mis ri-diculement au nombre des lois fondamentales , etqui font seulement le corps de la législation , demême que tous ceux qu’on range sous le titre dematières d’état, ils sont sujets, par la vicissitude deschoses, à des variations indispensables qui ne per-