SUR LA POLYSYNODIE.
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marquer. Peut-être aussi lui sut-il mauvais gré d’a-voir, en quelque manière, dévoilé ses vues secrètes,en montrant que son établissement n’étoit rien moinsque ce qu’il devoit être pour devenir avantageux al’état, et prendre une assiette fixe et durable. Eneffet on voit clairement que c’étoit la forme delà po-lysynodic établie sous, la régence , que l’abbé deSaint Pierre accusoit de pouvoir trop aisément dé-générer en demi-visirat, et même en visirat ; d’êtresusceptible , aussi-bien que l’un et Vautre , de cor-ruption dans ses membres , et de concert entre euxcontre l’intérêt public; de n’avoir jamais d’autresûreté pour sa durée que la volonté du monarquerégnant 5 enfin de n'être propre que pour les princeslaborieux, et d’être, par conséquent, plus souventcontraire que favorable au bon ordre et à l’expédi-tion des affaires. C’étoit l’espoir de remédier h cesdivers inconvénients qui l’engageoit a proposer uneautre polysynodie entièrement différente de cellequ’il feignoit de ne vouloir que perfectionner.
Il ne faut donc pas que la conformité des nomsfasse confondre son projet avec cette ridicule poly-synodie dont il vouloit autoriser la sienne, mais qu’onappeloit dès-lors par dérision les soixante et dixministres , et qui fut réformée au bout de quelquesmois sans avoir rien fait qu’achever de tout gâter :car la manière dont cette administration avoit étéétablie fait assez voir qu’on ne s’étoit pas beaucoupsoucié qu’elle allât mieux , et qu’on avoit bien plussongé à rendre le parlement méprisable au peuplequ’à donner réellement à ses membres l’autorité