I88 FORTIFICATION SOUTERRAINE.
etoit le constructeur, et qui en fut ensuite nommé gouverneur parLouis XIV , eut l’avantage de défendre lors du siège de 170g.
Examen et attaque de ce Système.
G&7- En comparant ce système avec celui de Goidon, on doits’apercevoir de quelques améliorations dans le tracé des mines dé-fensives. Le généralissime de l’empereur semlde, en effet, se bornerà défendre les approches de ses dehors, et se tenir prêta repousserle mineur assiégeant du pied de ses murs; mais il ne fait aucunedisposition souterraine contre les logemens de l’ennemi dans l’in-térieur de ses ouvrages.
G 58 . Mégrigni, au contraire, outre sa galerie d’escarpe, en placeencore une autre à 20 mètres de la crête des parapets sous le terre-plein des demi-lunes et des bastions. Une galerie brisée et allantd’une*épaule à l’autre, occupe encore l’intérieur de ces derniersouvrages pour défendre l’accès des retranchemens que l’on peuty construire. Enfin deux, rangs de galeries parallèles occupent lesgorges des demi-lunes et places d’armes rentrantes, et l’on doitconvenir que des dispositions aussi bien combinées mettent à mêmede disputer avec opiniâtreté le terre-plein de tous e<as dehors.
65 g. La galerie de contrescarpe est aussi placée phis avantageu-sement dans ce système que dans le précédent, puisqu’étant adosséeau revêtement même, elle permet d’établir des fougasses sous leterre-plein du chemin couvert. Enfin la disposition des écoutes meparoît aussi préférable à celle de Goulon, parce qu’elles présententplus directement leur pointe à la marche de Passiégeant. Les gale-ries capitales ont néanmoins les défauts dont j’ai déjà parlé dansl’examen des autres systèmes.
GGo. Mégi igni, comme on a dû le remarquer, ne place de galeriede contrescarpe et d’enveloppe que devant les faces des bastions,tandis que les brandies des chemins couverts vis-à-vis les demi-lunes sont dépourvues de ce surcroît de défense. A la première
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