FORTIFICATION SOUTERRAINE.
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18. Au fourneau E, la boîte aux poudres fut place'e dans lapartie supérieure de l’espace, de manière que le centre des pou-dres étoit toujours à 3.2.4 mèt. ( 10 pi.) de la surface du terrain.Les terres ne furent enlevées qu’à la hauteur de i.q 4 mèt. (b l»i.)environ, et retombèrent dans l’entonnoir, qui ne fut presquepoint évidé, mais dont cependant le diamètre se trouva de 8-44(aG pi.). La commotion fut foible.
19. Au fourneau F, la boîte aux poudres fut placée dans lapartie inférieure de l’espace: son centre se trouvoit à peu près a487 mèt. ( 1 5 pi-) au-dessus de la surface du terrain. L’eflèt futun peu plus grand que dans le fourneau E qui précède . les terresfurent enlevées un peu plus liant 3 la commotion fut un peu plusforte ; l’entonnoir, un peu plus évidé, prit un diamètre de 9.01 mèt.(27 pi. 9 pouces).
20. Je conclus de ces deux expériences:
i.° Que l’elfet de la poudre avoit encore été augmenté, malgréla grandeur de l’espace dans lequel son action s’étoit exercée ,puisque les deux fourneaux ont produit de plus grands enton-noirs que ceux qui auroient été fournis par deux autres fourneauxpleins, placés aux mêmes profondeurs, et chargés également.
2. 0 Que dans une disposition semblable , ou obtient un plus grandrésultat en plaçant la pondre dans la partie inférieure, que dans lasupérieure, de l’espace. Cette vérité, doit, par la suite, recevoirune grande extension dans la théorie qui fait l’objet de ce mémoire.
21. Expérience du 5 nivôse.
Enfin, je désirai connoître quel étoit Fespaee cubique quidon-noit le plus grand effet, dans l’hypothèse que j’avois choisie, de5.24 mèt. ( 10 pi.) de ligne de moindre résistance, et de 489 mi-ryagrammes ( 100 îiv.) de poudre pour la charge.En conséquenceje fis construire encore deux fourneaux G, II, de 1.29 met.(4 pi.)de côté, avec toutes les autres circonstances semblables aux expé-riences précédentes.