3 o 8 FORTIFICATION SOUTERRAINE.
masse des tei’res qu’il avoit refoulées dans le grand puits , s’estéchappé avec le bourrage, qui a été chassé très-violemment etporté à plus de 17 met. ( 5o pi.) de hauteur.
14. Il est à remarquer que la partie supérieure de la masse des terrescomprise entre les deux puits, quoique vidée en dessous sur en\i-ron 3 met. (9 pi.) de hauteur, et quoique crevassée partout, n'apoint été affaissée, et s’est maintenue en forme de calotte sphé-rique, par suite de sa très-grande ténacité ; et il résulte évidem-ment de ces effets, que la plus grande partie de cette masse eûtété détachée et affaissée , si le bourrage du puits avoit été damé.
a? Expérience faite le 5 thermidor sur les puits n. os 2, 3,4 et 5 .
Puits n.° 2.
1 5 . La charge de ce puits étoit de ^ plus forte que celle n.° 1,et par conséquent de 46-50 kilog. (g 5 Iiv.); le coffre qui la con-Icnoil 11e différoil du jiremicr que par la hauteur, qui étoit de0.57 mèt. (21 pouces 5 lignes) dans œuvre. Ici le bourrage a étéréduit aux deux tiers de la hauteur, et terminé sur le premiercadre, à compter de la surface du terrain ; il a pareillement étéfait avec des sacs à terre à demi remplis et passés de main en main,mais damés avec soin. Enfin, on a pris les mêmes précautions qu’aun.° 1, pour renforcer le bourrage, en l’arc-boutant sous les cadres,ainsi que pour la pose des augets et des bancs. Le rapport entrele volume du vide de la chambre et celui du coffre étoit le mêmequ’aun.° î.Le bourrage a été terminé dans 72 minutes , et le feua été mis avec la boîte en même temps qu’au n.° suivant.
EFFET.
16. Le bourrage des deux tiers de la hauteur ayant été biendamé, et le terrain s’étant trouvé ici beaucoup moins compact