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régimens russes, on lui avait abandonne de mal-heureux soldats holsteinois, dont il était le sou-verain. Sa figure , naturellement ridicule , ledevenait beaucoup plus sous un habillement oùil avait outré la manière prussienne, tes guê-tres qu'il portait toujours étaient si- serréesqu'elles lui ôtaient" le mouvement des genoux ,et l’obligeaient à s’asseoir'et à marcher tout d’unepièce. Un vaste chapeau bizarrement retroussé rtouvrait un petit visage laid et malin , d’unephysionomie assez vive; et il se "plaisait-à se dé-figurer encore par de perpétuelles grimaces- dontil s’était fait un amusement: Son esprit n-’était«ependant pas sans quelque" vivacité , et on re-connaissait en lui un talent assez marqué pourla bouffonnerie. Une action de ce prince achevade le faire connaître. Il avait maltraité , sanssujet, nu de ses courtisans ; et dès qu’il eut sentison injustice , il lui proposa , pour la réparer ,de se battre en duel contre lui. Quelle que fûtl’intention du courtisan, Homme adroit et'délié,-tous deux s’enfoncèrent dans un bois ; et, tirantl’épée à dix pas l’un de l’autre, ils poussaientde grandes bottes sans s’approcher ; mais tout-à-eoup le prince, s’arrêta en< disant : „ Ce serait