PARAGRAPHE 10.
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pour le Léman , des seiches de cette dernièreespèce. Jusqu’à présent elles ne se sont pas faitremarquer; mais, si l’on fait attention que lesseiches sont difficiles à observer au moment oùelles commencent, surtout quand elles sont fortpetites, on verra qu’il ne serait pas surprenantque, plus tard, avec des observations plus soi-gnées, on reconnût qu’il y en a de l’espèce enquestion.
Supposons encore que des fontaines inter-mittentes versent leurs eaux dans les fissurescorrespondantes au lac souterrain, ces eauxproduiront un entraînement d’air, et une com-pression de ce dernier lac ; donc on aura desseiches sur le lac solidaire avec le lac souter-rain, et ces seiches, qui commenceront par l’ex-haussement des eaux, auront lieu sans orage,sans pluie, sans éboulement de glaçons, sansqu’il soit nécessaire qu’il y ait des glaciers dansle voisinage, par les temps les plus calmes,et même en hiver.
Nous ajouterons que le tarissement des sour-ces chaudes d’Aix-en-Savoie , produit en 1755par le tremblement de terre de Lisbonne , faitprésumer qu’il y a dans le globe des canauxsouterrains qui s’étendent à de grandes distan-