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CHAPITRE II.
ces, et que, en conséquence, il serait possibleque les glaciers occasionnassent des seiches dansdes lacs très-éloignés.
Quoi qu’il en soit, la théorie des seiches pro-posée par nous explique, i 0 les oscillationsdécroissantes du niveau de l’eau du Léman dans les seiches; 2 ° le gonflement initial et gé-néral du lac dans les grandes seiches; 3° l’ap-parition des seiches dans les temps calmes,4° leur rareté en hiver; 5° leur fréquence enété; 6 ° l’invariabilité du baromètre pendantl’accomplissemeut des seiches; 7 0 les ladières;8 ° les variations singulières de température duLéman ; 9 0 le peu de volume du Rhône à sonentrée dans le lac, relativement au volumequ’il présen te à Genève ; 1 o° la petitesse de l’Ar-veiron comparée à l’immense volume de lamer de glace ; 11 ° enfin, pourquoi les eaux del’Arveiron et des autres torrents qui provien-nent des glaciers dont le dessous communi-querait avec le Léman n’ont leurs eauxbasses qu’après l’hiver.
De plus, notre théorie s’étend aux seiches quicommenceraient par l’abaissement du niveaudes eaux, et à celles que l’on remarque sur desacs très-éloignés des glaciers. Elle rend compte