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NOTES.
gnaient d’eau peu à peu toute la masse du sol d’oùsortent les sources, de façon à donner en été uneforte alimentation aux rivières : ainsi la Seine au-*rait obtenu, par l’existence des forêts , les avantagescjue le Rhône lire du lac de Genève. En effet, lasurface du bassin de la Seine est d’environ 80 mibliards de mètres carrés; si l’on estime à 30 mètresla couche crayeuse supérieure qui, à cause de sesinterstices, se laisse pénétrer d’eau, on a un vo-lume de2,400 milliards, et si l’on suppose, 1° que lel'apport des vides à la masse entière soit d’un millièmeseulement; 2° que l’humidité des forêts puisse rem-plir ces vides dans les neuf mois les plus froids,ils contiendront une masse d’eau de 2 milliards400 millions de mètres cubes, dont les deux tiersenviron, ou 1,000 millions de mètres, situés au-dessus du plan d’eau de la Seine , pourront servir àson alimentation.
On doit penser d’après cela que la navigationfluviale serait beaucoup meilleure si les déboise-ments n’avaient pas apauvri nos rivières (c).
Mais comment un apauvrissement si funesten’aurait-il pas été plus remarqué qu’il ne l’a été?Cela peut s’expliquer par la lenteur avec laquelle ils’est opéré ; par le manque de jaugeages et d’obser-