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NOTES.
les défrichements et les endiguements, tels qu’onles a exécutés, ont augmenté notre richesse actuelle,et que, en même temps, ils aient nui à certaineslocalités, soit par la création de torrents dévasta-teurs, soit en élevant le lit de certains cours d’eauet en augmentant les désastres des inondations, ilest évident que l’État, dont le budget s’est accrudans les pays de montagnes par l’amélioration de lapropriété territoriale, doit participer aux dépensesnécessaires pour garantir dans les vallées, souventcouvertes d’eau, les populations qui souffrent.
C’est en effet ce qui a lieu ; mais là ne se bornepas le devoir de l’État. Si par la création du réser-voir du lac de Genève on peut, d’une part, creuserle lit du bas Rhône (V. le § 40); d’autre part, di-minuer le volume des eaux d’inondation (F. le § 44),le gouvernement doit tâcher de réaliser ces avan-tages.
NOTE 4.
Sur la création des grands réservoirs.
Supposons que le lac de Genève soit desséché etqu’il s’agisse de le recréer. Ses profondeurs étantpetites par rapport à ses largeurs, on peut dire que,soustrait au séjour des eaux, il serait partout cul-tivé. Or, en estimant l’hectare de terrain en cultureà 3,000 fr., et la superficie du lac étant de 60,000hectares (F. le § 2), les indemnités à payer seraient