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nombreux et animés , discutant les plus hautes ques-tions politiques, s’informant des nouvelles du jour,parlant d’avenir et de révolutions. Le nom des ministresactuels se croise sans cesse avec celui des ministresfuturs. Chacun soutient son opinion avec une ténacitéfurieuse. Les souvenirs de leur ancienne gloire lespréoccupent encore à ce point qu’ils se croient appelésà devenir un jour les arbitres du monde. Lorsqu’ona décidé que le siège du royaume serait transféré àAthènes , des gens bien avisés avaient proposé de bâtirla nouvelle ville au Pyrée; ce qui lui aurait donné unavantage commercial incontestable.— Quant à la ques-tion d’art, ils n’en avaient souci. — Ils ont refusé, sousle prétexte qu’on compromettrait leur avenir politiqueen asseyant leur capitale au bord de la mer. U’ailleursce grand nom d’Athènes tentait leur vanité nationale.
Prompts à concevoir, ardents à exécuter, ils agissentcomme des enfants. Ils imaginent avoir atteint le plushaut degré de civilisation parce qu’ils ont adopté enpartie notre code et parce qu’ils ont établi chez eux lerégime constitutionnel. Enfin, ils sont dévorés d’unmal terrible, incurable peut-être ; la paresse a énervéleurs bras ; ils ont encore quelque activité commer-ciale, mais l’agriculture épouvante leur inertie corpo-