dans l'ameublement des maisons. Ainsi, lo salon quiest destiné à être vu par les étrangers est entouré d’undivan et décoré avec un certain luxe, pendant que lachambre à coucher est à peine garnie d’un mauvaislit et d’un coffre pour renfermer les vêtements.
Dans ce pays plein de souvenirs voluptueux, il estimpossible de se défendre de quelques velléités roma-nesques. L’imagination est travaillée par la pensée deLaïs et d’Aspasie; mais le gynécée grec n’est guèremoins avare que le harem turc. Il est très-rare derencontrer dans la rue une femme athénienne. Cepen-dant, à des heures fixes, on les voit passer pour serendre au bain. On sait qu’en Orient c’est un des actesessentiels de la vie. Elles mettent à leur toilette uneextrême coquetterie; leurs cheveux surtout sont l’objetde soins minutieux ; elles passent de longues heuresà les peigner et à les parfumer. A certaines fêtes del’année, elles sortent aussi dans leurs plus richesatours ; mais elles ne prennent part à la vie socialequ’avec une extrême réserve. Elles gardent une grandesévérité de mœurs, en apparence du moins; le templede la Vénus populaire y a croulé comme tous les autres.
Elles ne sont pas, en général, d’une grande beauté;pourtant elles ne manquent pas d’attrait quand elles