sont vêtues du costume national, avec leurs longuestresses tombant sur les épaules et leur petit bonnetrouge crânement posé sur l’oreille. — Tout ceci n’apoint trait aux grandes dames ; celles-là ressemblent àtoutes les daines possibles, attendent les modes de Paris ,et dansent la contredanse.
Nous avons dit à peu près quel est aujourd'hui lepeuple grec. Sa grandeur et ses malheurs l’ont entouréd’une espèce d’auréole, et toute l’Europe s’est émuepour lui sans savoir ce qu’elle faisait. Mais, commecela arrive toujours, la réaction qui a suivi l’enthou-siasme des philhellènes est allée beaucoup trop loin.Depuis, plusieurs voyageurs ont affecté d’abaisser lesGrecs au profit des Turcs. Cela nous paraît injuste.Nous ne nions point la supériorité morale de la raceottomane ; mais il faut tenir compte aux Grecs du longesclavage qu’ils ont subi, il faut considérer que la vita-lité, cette première vertu sociale, a survécu à leurservitude pendant qu’elle s’éteignait chez leurs vain-queurs. Telle était la conséquence logique et inévitabledes principes qui les régissent; les Turcs fatalistesattendent ; les Grecs chrétiens espèrent.
Les Turcs laissent à Dieu le soin de leur destinée.La résignation a amené l’inertie ; l’inertie prolongée a
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