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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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ATHÈNES . Ci

sont vêtues du costume national, avec leurs longuestresses tombant sur les épaules et leur petit bonnetrouge crânement posé sur loreille. Tout ceci napoint trait aux grandes dames ; celles- ressemblent àtoutes les daines possibles, attendent les modes de Paris ,et dansent la contredanse.

Nous avons dit à peu près quel est aujourd'hui lepeuple grec. Sa grandeur et ses malheurs lont entourédune espèce dauréole, et toute lEurope sest émuepour lui sans savoir ce quelle faisait. Mais, commecela arrive toujours, la réaction qui a suivi lenthou-siasme des philhellènes est allée beaucoup trop loin.Depuis, plusieurs voyageurs ont affecté dabaisser lesGrecs au profit des Turcs. Cela nous paraît injuste.Nous ne nions point la supériorité morale de la raceottomane ; mais il faut tenir compte aux Grecs du longesclavage quils ont subi, il faut considérer que la vita-lité, cette première vertu sociale, a survécu à leurservitude pendant quelle séteignait chez leurs vain-queurs. Telle était la conséquence logique et inévitabledes principes qui les régissent; les Turcs fatalistesattendent ; les Grecs chrétiens espèrent.

Les Turcs laissent à Dieu le soin de leur destinée.La résignation a amené linertie ; linertie prolongée a

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