Ainsi, quand nous voyons d’un côté l’ignorance rai-sonnée , le calme et l’inertie, et de l’autre l’inquiétudede l’esprit, la fermentation de la vie et l’espérance,il faut le reconnaître, l’avenir n’est pas du côté del’inertie.
Cette intelligence claire et rapide qui anime le peuplegrec n’est pas le privilège exclusif des hautes classes.Elle semble leur avoir été répartie également , commel’élégance et l’orgueil ; car ils sont restés grands sei-gneurs au milieu de la misère. Ils parlent les languesétrangères avec une extrême facilité. Ceux à qui leurposition permet une éducation un peu élevée devien-nent souvent des hommes remarquables. On s’inquiètebeaucoup à Athènes du mouvement littéraire , et il ya une librairie française et anglaise aussi bien fournieque celles de nos villes de province.
Ils se livrent à un travail louable et très-diflicile ; ilstentent de ramener peu à peu la langue à la pureté desanciens jours, et déjà leurs efforts ont eu tant de suc-cès que ceux de l’Archipel comprennent très-difficile-ment la langue qu’on parle à Athènes .
Pourtant les gens du peuple ne seront pas de long-temps encore initiés au langage d’Homère ; mais l'Iliadeest le livre d’étude, le livre chéri de tous ceux qui ont