48
ATHÈNES.
avec un dévouement qui l’honore. Ce n’est pas sansraison qu’on a dit spirituellement de lui : « C’est, leseul Athénien qui n’ait pas l’ambition de devenir pre-mier ministre. <i 11 a été l’élève de notre ancien consulM. Fauvel, et il a égalé le noble désintéressement dusavant archéologue. Grâce à son zèle infatigable, lesmurs qui obstruaient la façade des Propylées ont étéenlevés ; tous les fragments de statues, les inscriptions,les morceaux de sculptures ont été réunis à l’ombre desPropylées ; des gardiens ont été nommés pour protégerles ruines contre les spoliateurs ; le Parthénon a étédéblayé; certaines parties qui menaçaient ruine ontété soutenues par des travaux modernes; le temple dela Victoire Aptère a été relevé et celui de Thésée con-verti en musée. On n’en finirait pas s'il fallait énumé-rer ses titres à la reconnaissance des artistes.
Ce n’est pas d’aujourd’hui seulement que M. Pittakispoursuit cette généreuse pensée ; il pourrait raconterl’histoire de chaque pierre du Parthénon depuis quinzeans. On dit qu’à l’époque où les flottes alliées étaientau Pyrée, un jeune midshipman qui était venu visiterl’Acropole brisa le nez d’une ligure dans un bas-reliefet l’emporta. M. Pittakis eut bientôt découvert le larcin;il se rendit en toute bâte auprès de l’amiral anglais ,