du Parthénon et les voler aux artistes de l’universentier, pour les enfouir dans un triste musée sous unciel voilé de brume.
Mais, si nous en croyons un fait qui nous a étéraconté a Athènes , ledanger le plus terrible qu’ait courule Parthénon est plus récent encore. Pendant la guerrede l’indépendance, les Grecs qui s’étaient emparés dela citadelle y ont été assiégés par les Turcs. Ils étaientréduits a la dernière extrémité, manquant de muni-tions, dévorés par la faim, quand une nuit six centsphilhellènes, trompant la vigilance des ennemis, par-vinrent a se jeter dans la place. Chacun d’eux portaitvingt-cinq livres de poudre sur les épaules; mais cesecours, en leur apportant le moyen de se défendre, neleur donnait pas celui de vivre. On parla de se rendre.Ce fut alors que l’un d’entre eux, qui repoussait lacapitulation comme une honte, proposa de creuser unemine sous le Parthénon et de s’y offrir en hécatombe àla liberté. Ces héroïques folies trouvent toujours del’écho chez des gens de cœur réduits au désespoir. Laproposition ne révolta personne, et le Parthénon se fûtenseveli sous les débris de l’indépendance grecque, sile sort, qui semble protéger le temple de Minerve,n'eût sauvé ses restes une dernière fois.